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Des vidéos à regarder, avec une réflexion de Catherine Dumonteil-Kremer.
J'ai eu un noeud dans l'estomac, tout le long du visionnage de la première qui concerne la violence psychologique, qui est rarement dénoncée. La seconde vise la violence physique.
Cela me rappelle une conversation à laquelle je pense très souvent, honteuse de ma réaction. Cela donnait quelque chose dans ce genre:
Une amie - Ce qu'il y a, c'est que parfois, il boit. Et apparemment, cela le rend agressif.
Moi, horrifiée - Quoi? Il l'a déjà frappée?
Elle - Je ne sais pas. Non, je ne crois pas.
Et moi d'en être soulagée.
***
Je repense souvent à cette conversation et à mon soulagement complètement déplacé. En quoi les coups sont-ils pire que l'agressivité verbale ou gestuelle ? Plus je réfléchis sur les questions d'éducation, plus je suis convaincue que la violence psychologique quotidienne est de loin plus néfaste que la raclée reçue à l'occasion d'une mauvaise note ou d'une bêtise. Non que je cautionne la fessée. JAMAIS. Même lorsque l'adulte semble y trouver une légitimité. JAMAIS. Toutefois, à mon sens, le dénigrement incessant, pernicieux et banalisé est plus difficile à détecter et à identifier comme de la violence. L'entourage y est plus insensible. Ce ne sont pas des coups, ce serait donc moins grave.
Enfin, plus perturbant encore, c'est, comme dit Catherine Dumonteil-Kremer (CDK), d'
Etre sans cesse entre deux messages radicalement contradictoires, entre violence et tendresse, ça peut-être très angoissant.
Comment aider une femme dans une telle situation ? C'est LA question... Comment aider un enfant dans une telle situation. CDK propose d'imaginer un-e enfant ou un-e adolescent-e face à son père. J'irais plus loin, pourquoi limiter cet exercice au père? Une mère peut tout à fait se rendre coupable de ce genre d'actions. Et on en revient à la même question. Comment aider la personne dans une telle situation?