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Nous sommes la semaine de la date de mon terme. Fiston est à la crèche. Mon homme est au bureau. Je suis tranquille à la maison. Il fait beau. Le soleil inonde notre salon. Tout est prêt. J'ai préparé les habits pour bébé. Les affaires pour l'accouchement sont dans un coin de la chambre. La valise pour la maternité, pour "au cas où", repose également dans la chambre. La maison est propre. Tous les rideaux sont posés. J'ai enfin fait appel à une femme de ménage qui est déjà venue deux fois. Le congélateur est rempli de plats maison, en portion pour deux, pour une personne, pour notre rejeton.
On est le matin. Alors que je lis un quelconque livre, je commence à ressentir quelques contractions par intermittence. Je les accompagne avec grimaces. Avec un peu d'indifférence aussi, car ce ne sont pas les premières. J'en ai déjà ressenties quelques unes la veille ou l'avant-veille. Mais elles s'étaient arrêtées. Du coup, j'ai cessé de croire à l'alerte...Et me contente de les accueillir...et d'attendre de voir si elles s'intensifient.
C'est le cas ici. J'hésite. Je préviens mon homme? J'attends encore un peu. Mais, je me rends à l'évidence, les contractions se font plus présentes. Je téléphone à mon chéri pour lui demander de venir. Même si ce n'est pas le vrai travail, je préfère quand même qu'il soit là. Vers treize heures, il est évident que le travail a commencé. Mon chéri prévient ma sage-femme pour l'informer que les choses bougent. Il joint également mes parents pour leur demander de chercher Fiston à la crèche ce jour-là. Et de le préparer à passer la nuit chez eux, au cas où bébé2 ne venait au monde que tard dans la nuit...
Vers le début de la soirée, la dilatation du col est complète. Arrive l'envie de pousser. C'est la dernière ligne droite. Et en quelques contractions, Bébé2 est là. Dans mes bras...Je suis fatiguée mais non exténuée. Euphorique. Ce que je n'ai pas été lors de mon premier accouchement. Prête à conquérir le monde. Prête à fêter cet événement comme il se doit...Je déguste un verre de champagne.
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Evidemment, ceci est pure fiction. Je n'ai aucune idée de la manière dont se déroulera mon accouchement.
Toutefois, je me suis plu à imaginer celui que je souhaite. Marloes, notre seconde sage-femme, est venue hier à la maison. Nous ne nous étions pas vues depuis deux ans, depuis la naissance de notre aîné. Je l'ai redécouverte, en pleine forme. Et tout en rondeur. Elle est enceinte. De quelques mois de moins que moi. Quand je lui ai confié ne pas savoir si je préférais accoucher la nuit ou la jour, elle m'a dit que le jour, cela lui allait très bien, et que, depuis le début de sa grossesse, elle n'avait assisté qu'à des naissances en journée. "Les bébés se parlent entre eux. Et il a été décidé de me laisser dormir la nuit". J'ai souri. Et me suis rendue compte que, contrairement à la 1ère fois où je souhaitais un accouchement de nuit (ce que le Destin m'a concédé), pour ce deuxième bébé, je préférais qu'il vienne au monde en fin de journée, peu de temps avant la nuit... L'avenir me dira si mon bébé a parlé à celui de Marloes et/ou si le ciel m'aura entendue...
A suivre donc.