alimentation bio, bio, agroécologie, accoucher autrement, maison de naissance, accouchement à domicile, surmédicalisation, société de consommation, droit, droits de l'homme, nouvelles technologies, éducation, éducation non violente
A voir "Notre pain quotidien" en cinq parties. Sans commentaire, sans voix off. (ci-dessous)
Dans la 1ère partie, on voit bien la marchandisation du vivant. Les animaux, surtout les poussins, sont traités comme des choses. Ils sont privés d'air frais et de soleil. Quant à l'agriculture, voyez les tomates. Quasi sans terre, sans soleil. Mais avec beaucoup de produits qui nécessitent, de la part des hommes qui vont les répandre, des déguisements de démineurs...
La comparaison avec la guerre est facile...Les pesticides viennent des restes de guerre. Voy. Solutions locales pour un désordre global. Pour quelques infos alléchantes sur le gaz moutarde: la fiche d'un laboratoire suisse.
Dans la deuxième partie, un constat s'impose en moi: toute l'eau nécessaire pour ces cultures...J'imagine que l'agroécologie développe des systèmes pour ne pas user et abuser de l'eau.
De plus, deux scènes me frappent: celle de l'accouchement par césarienne et celle des pommes dans l'eau. Pour les pommes du commerce, vous pouvez donc être sûr-e-s que les vitamines sont déjà parties. Quant à l'accouchement de cette vache, elle ne paraît pas le moins du monde concernée par la venue de son bébé qu'elle ne verra d'ailleurs pas, ne touchera pas, rien. Son petit lui est enlevé tout de suite. Pour rappel, la vache est un mammifère. Elle est censée allaiter son bébé.
A côté d'un tel accouchement, il y a l'accouchement par voie basse, "aidé par l'homme", comme la femme aidée par les forceps :
On peut aussi imaginer l'accouchement physiologique d'un veau :
Ce qui me frappe, c'est la similitude de l'attitude des accoucheurs avec ceux et celles de femmes lors de césarienne ou d'accouchement dans les hôpitaux. Cette façon de considérer que la femme qui accouche n'est pas concernée ou pas capable, je l'ai lue à de nombreuses reprises lors de témoignages de femmes et d'hommes...Et vous avez vu que dans les deux accouchements par voie naturelle, les vaches lèchent leur bébé? Rien à voir avec ce que vous visionnerez dans l'épisode 2.
Dans la troisième partie, se confirme le constat que les femmes et les hommes qui travaillent oblitèrent complètement que ce qu'elles et ils touchent ont été vivants. Admirez également le vol de l'avion! On en parle également dans Nos enfants nous accuseront. Et le cimetière qui suit...La scène de la salade a énormément marqué le collègue qui m'a parlé de cette vidéo et grâce à qui je la visionne. La vue de la traite de vaches par les machines me rappelle la bergerie de l'oncle de mon chéri. C'est toute cette machinerie que celui-ci croyait nécessaire qui le rendait sceptique quant au projet d'Antoine du Champ des Cailles de produire des fromages de brebis à partir du lait des moutons sur le champ. Or, ce fromage existe bien et est délicieux! Alors que, vous avez vu les photos, il n'y a aucune installation sauf un abri fait de palettes de récupération. Dans cet épisode, on voit également la main d'oeuvre bon marché que procure l'immigration.
Dans la quatrième partie, j'ai pleuré à la vue de ces porcelets tétant leur mère couchée dans une cellule juste assez grande pour elle et ses petits. Puis, ces deux femmes qui coupent la queue .. J'ai trouvé cela aussi sur le traitement des cochons: http://productions-animales.e-monsite.com/pages/les-animaux/les-cochons.html
C'est une honte! Nous sommes en passe de devenir végétariens...Nous réfléchissons aux alternatives à la viande à la maison...Ce genre de vidéo vous coupe l'envie d'en manger. De quel droit traite-t-on ces êtres vivants de la sorte? Cela m'évoque le film que nous avons vu dernièrement "Cloud Atlas", avec ces femmes créées pour servir ainsi que le livre "Auprès de moi toujours" qui m'a tellement ébranlée que j'ai voulu que mon homme le lise (ce qui est extrêmement rare) pour que l'on puisse échanger sur le sujet. Si vous ne comptez pas le lire, voici un résumé qui dévoile tout et qui explique bien en quoi ce roman (pas si dystopique que cela si on y réfléchit bien) est si dérangeant et marquant. Un film en est sorti sous le titre de Never let me go.
Dans la cinquième partie, on voit l'autre scène dont m'avait parlé mon collègue: Cet "aspirateur" à poules.
La scène des boeufs qui se font piquer me saisit. L'un après l'autre. Oui, vraiment, je me demande de quel droit nous traitons d'autres êtres vivants de cette façon. Je le savais, j'avais déjà vu des images, mais pourquoi ai-je pu faire comme tout le monde et m'en détourner pour continuer à manger ma viande? Que me faut-il pour me dégoûter totalement de la chair animale? Les animaux de la petite exploitation qui approvisionne notre petite boucherie (entreprise familiale sans intermédiaire: de la naissance, de l'engraissage à la vente - et la "tuerie"? à demander la prochaine fois que j'y vais. La boucherie est attenante à la boulangerie bio) sont-ils mieux traités?
En guise de conclusion...
Vous l'aurez compris. Lorsque l'industrie fait du *bio*, elle se contente de faire sans ou avec moins de pesticide. Ce faisant, elle n'a rien compris à la philosophie de celles et ceux qui défendent un respect de la terre, des animaux et des hommes. La culture et l'élevage intensifs, aussi beau bio soient-ils, sont des leurres. Quand vous achetez du *bio* dans les grandes surfaces, je crains que les légumes, fruits et viandes de votre caddie soit cultivés et élevés dans les mêmes conditions...Les oeufs *bio* de poules en batterie sont une abérration. Les légumes et fruits emballés dans un plastique individuel comme au Lion et cultivés sur le même mode de que l'industrie est une contresens.
Quant à la viande, en toute honnêteté, que faire pour s'en passer? Comment pour se départir de la substance et du goût de la viande? Vous, comment faites-vous?
Notre Pain Quotidien 1/5 par Khalemvideo
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