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Concomitamment au sujet des couches lavables pour enfant, se dessine celui des couches lavables pour femmes adultes. Cela va de pair. Moi, contrairement à Franfreluche, ce n'est pas par solidarité pour bébé, au contraire, pour c'est palier (en partie) le fait qu'on n'utilise pas de couches lavables pour notre fille..
Fanfreluche a écrit son expérience de la coupe menstruelle.
Pour ma part, je n'ai jamais été fan des tampons. Je me suis donc tournée vers les serviettes hygiéniques lavables. Certes, à mon avis, c'est moins écologique que la coupe menstruelle. Hormi l'énergie et la matière pour sa fabrication, elle nécessite aucune énergie. En effet, elle exige peu d'entretien: de l'eau et des huiles essentielles de désinfection quelques fois par an. A mon avis, une coupe peut s'utiliser à vie. Une pour toute une vie, j'avoue rien n'est plus écologique....sauf...
Sauf l'absence de coupe ni de couches lavables tout court, à l'instar de celles et ceux qui pratiquent l'HNI, ou pour les non-initiés: l'hygiène naturel infantile. Pour les femmes, cela donne le free flow instinct (quelques mots d'explications ici et plus d'infos avec une vidéo ici.)
Bon, alors, pour l'HNI, ce n'est pas mon truc. Bébé, je n'ai jamais porté de couches proprement dit. J'étais souvent fesses à l'air. J'ai même défequé sur les épaules de mon papa à plusieurs reprises. Mes parents aiment à se souvenir de ces histoires. A fuir dans la brousse cambodgienne, mes parents, vous pensez, n'avaient pas de couches pour moi. Ici, je n'ai pas le temps, la patience, l'envie de passer mon temps près de mes enfants pour détecter le moindre signe. On peut tenter quelques temps, j'en connais qui l'ont fait, mais de manière éphémère...D'autres s'y appliquent à temps plein. Les parents, du moins, l'un d'eux sont dont parents à temps plein...Pour moi, c'est trop contraignant.
Et bien, en lisant et en regardant la vidéo sur le chou brave, j'ai eu les mêmes réflexions. L'autonomie de notre corps, elle a des limites quand même. On doit manger pour vivre, en cela, nous sommes dépendants d'autres: les plantes, les animaux (à moins d'être végétarien-ne-s, végétalien-ne-s). Au-delà du débat besoin/envie, s'il est bien une réalité, c'est celle-ci: pour vivre, l'homme et la femme a besoin de manger un minimum. Inutile de développer plus ici. Du coup, l'argument sur l'autonomie du corps ne me paraît pas des plus appropriés.
En tout cas, si vous essayez cette méthode, venez raconter votre expérience. Cela m'intéresse.
Enfin, ce qui me fait tiquer, c'est que cette méthode demande de connaître son corps, et surtout requiert les services d'un périnée performant. Alors, je pourrai en parler dans un article ultérieur, de la rééducation post-natale, mais, pour ma part...
Pour ma part, j'en reste à mes serviettes hygiéniques lavables. La prochaine étape consistera à en coudre moi-même. Et déjà à ce stade, ne plus dépendre d'un magasin à chaque cycle menstruel est ... jouissif. (Allez, j'ose le mot
)
Lors d'un échange sur les couches lavables sur la page fb de Raffa, j'expliquais les inconvénients si souvent passés sous silence. C'est lourd et encombrant. Trois couches jetables, c'est fin, peu volumineux. Une fois usées, elles sont à jeter. Par contre, les couches, c'est plus volumineux. Une fois souillées, elles sont plus lourdes. Quand on passe la journée hors de chez soi, en vadrouille, avoir 4-5 couches sales, c'est lourd, volumineux (parfois, pas agréable à l'odeur), en particulier si, être en vadrouille de manière écologique rime avec pied, vélo ou transport en commun. Plus, prévoir les vêtements de rechange en cas de fuite. Après, il y a l'intendance pour les mettre la machine à laver, les faire sécher, etc. On le voit, utiliser des couches lavables implique quand même un investissement en temps et en énergie. Malgré tout cela, je ne peux que préconiser les couches lavables. Il ne me viendrait pas à l'esprit de plaider le contraire. Donc, ne faites pas ce que je fais (faites ce que je dis, pas ce que je fais
).
Raffa, quant à elle, expliquait que la coupe, dans un festival ou un concert où il n'y avait pas de lumière dans la toilette (sèche), c'est .... comment dire? périlleux. Votre avis? Votre expérience?
Pour les serviettes lavables.
Avantages: on ne dépend plus d'un magasin à chaque période menstruelle, c'est donc écologique et économique.
Inconvénients:
1) Il convient de prévoir un petit sac avec 3-4 SH. C'est plus volumineux que 3-4 serviettes jetables. Le sac sert à recueillir les couches adultes une fois souillées. C'est clairement plus volumineux que des couches jetables. Par contre, je n'ai pas détecté d'odeur le temps d'une journée. Evidemment, pensez à sortir les SH une fois à la maison.
2) L'homme fait une drôle de tête lorsqu'il voit les SH tremper dans de l'eau rouge (trempage afin de faciliter la disparition des taches, taches pas du tout gênantes, cela dit en passant, puisque c'est fait pour être taché). Cela fait tache dans une salle-de-bain. Donc, le mieux, c'est d'utiliser une poubelle avec couvercle, style poubelle à couches (mais ce n'est pas indispensable d'avoir LA poubelle dite à couches - marketing).
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