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19 avril '13- Moi, victime des Khmers rouges, rescapée et fille de rescapés

Je parle peu de mon passé khmer (attention Khmer ≠ Khmer rouge; voy. ce dessin).  Envie de m'en extraire dans mon quotidien.  Cet environnement, et ce passé khmer rouge, j'y baigne depuis petite, depuis toujours en fait, puisque je suis née sous ce régime totalitaire (j'y fais allusion ici et le développe un peu ).  

Pourtant une rencontre récente, celle avec l'Atelier des Façonneurs de mémoire (ici sur fb), est venue réveillée une colère.   Grâce ou à cause d'une entrevue avec les jeunes et moins jeunes des Façonneurs de mémoire, j'ai pu exprimer mon ire à être considérée comme une enfant de victime*.  Cet article m'a été inspiré par Claudio qui m'a confirmé que mes parents s'inscrivaient toujours dans cette logique...

Le régime khmer rouge a duré, grosso modo, de 1976 à 1979.  Je suis née en 1978.  Autrement dit, j'ai été conçue pendant ce régime, suis née sous celui-ci et ai passé les 1ers mois de ma vie sous ce totalitarisme, puis les autres 1ers mois de ma vie à fuir les bombes lancées pour chasser ces communistes, enfin les 1ères années de ma vie dans un camp de réfugiés thaï, en attendant que la Belgique accepte mes parents et moi-même, réfugiés cambodgiens déracinés, reconnus comme tels par le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme.

Mais à part ça, c'est sûr, je n'ai pas moi-même vécu le drame cambodgien.  Je n'en ai pas souffert.  Je ne suis qu'indirectement concernée.

C'est le discours et la certitude qui m'ont collé depuis mon enfance.

Jusqu'à ce que, jeune adulte, enfin émancipée de mes parents, je me mette à y réfléchir.  J'avais déjà 20 ans passés quand j'ai osé exprimer la 1ère fois ma colère envers une telle conception.  Mais nulle oreille.  Du moins, nulle réponse de personne.  Silence radio.  Non, chère toi, tu étais bébé, tu n'es donc pas concernée, tu n'as pas souffert, ta mère a eu du lait, tu n'as pas souffert de la faim, tu n'as subi aucun mauvais traitement.  Tu y étais mais tu n'y étais pas, puisque tu étais bébé.

Wouah!  Quel déni!

La période de ma gestation ainsi que les circonstances de ma naissance ne sont pas exemptes de stress.

Mes premiers mois sur Terre sont également teintées d'angoisse, de faim, de peur, de morts, de tortures, de silences et de non-dits...La fuite dans la forêt vers la Thaïlande, les bombes, le silence imposé pour une question de vie...Tel fut mon lot quotidien les premiers mois.  Ensuite, l'angoisse de rester sur place, dans ce camp de réfugiés, de ne pas en sortir...

J'avais l'âge de mon fils quand je suis arrivée en Belgique.  Et à l'âge actuelle de ma fille, cela faisait 4 mois que je fuyais dans la forêt, sans domicile fixe, accrochée à ma mère dans un krama qui servait de porte-bébé, passant entre les bombes, et échappant aux tigres et autre animal (à savoir: au Cambodge, il n'est pas de tradition de porter son bébé dans un porte-bébé, quel qu'il soit.  Le porte-bébé ne s'inscrit donc pas dans un héritage culturel mais s'est imposé face aux événements)

Certes, je ne disposais pas du langage au moment des faits.  Est-ce dire que je n'ai pas vécu ce que mes parents, ma famille et leurs amis ont vécu parce que je n'avais pas conscience de ce qui se jouait, ni la parole pour exprimer le malaise?

Depuis que je suis devenue mère, j'en ai lu des ouvrages sur la maternité et sur la grossesse. Je ne compte pas les écrits qui affirment l'influence sur l'enfant à naître et sur la mère du contexte et de l'environnement stressants pour la mère.  Je suis convaincue d'avoir été marquée par ce début de vie hanté par la mort. 

Je pense aujourd'hui être en résilience par rapport à ces événements; et j'aspire à tourner cette page.  Tout en étant consciente de l'enjeu de transmettre cette histoire familiale à mes enfants. 

Mon chéri et moi nous sommes déjà posés la question du moyen de communiquer ce passé à nos enfants.  Pas facile. 

Si mes parents en parlaient souvent entre eux et avec la famille et les amis, je n'ai pas, moi, ce besoin d'exprimer et réexprimer ce récit lorsque je vois la famille et mes amis.  Ces dernier ne sont pas des ex-compagnons de cette infortune. 

Mes parents, eux, ressentaient le besoin de discuter et de revenir sur leur vie pendant les Khmers rouges.  Aujourd'hui, alors que j'exhorte mon père à tourner la page, il ne peut s'empêcher de témoigner.  Tout comme ma mère.  Comme si leur survie ne pouvait trouver sens que dans l'acte de témoigner de ce qu'ils ont vécu. 

C'est une des raisons pour lesquelles il est très dur de penser que certaines personnes peuvent soupçonner mes parents d'avoir collaboré d'une manière ou d'une autre avec les Khmers rouges.  Cette collaboration expliquerait, dans leur logique, la survie de mes parents.  Il est déjà pénible d'être survivants lorsque l'on pense à ceux qui n'ont pas survécu.  Dès lors, par la suite, quelle cruauté que d'affronter la suspicion des "autres" qui nous présument coupables de quelque chose parce que survivants.  Forcément coupables parce que survivants.  Coupables d'avoir survécu.  [je m'éloigne du sujet]

Bref, tout cela pour dire que je conteste l'argument selon lequel je n'étais qu'une victime indirecte du régime khmer rouge.  Ne pas avoir la parole, ni la mémoire consciente pour "dire" dans quoi j'ai baigné ne signifie pas que je n'ai pas vécu l'environnement de guerre.  Personne ne peut dire que, finalement, je n'étais pas victime.  Affirmer mon statut de victime n'implique pas pour autant que je victimise, dans le sens de m'apitoyer sur mon sort. 

Pendant des années, j'ai cherché cette reconnaissance de mon statut, lequel fut indéniablemement nié.  J'ai étudié le droit, puis me suis spécialisée en droit de l'homme.  Il m'aura fallu mon tout dernier travail d'étude à la fac pour me décider à revenir sur la période khmère rouge.  Jusque là, je m'étais toujours refusée de m'y intéresser.  Le récit de mes parents me suffisait.  Je n'avais rien lu, rien entendu...

Grâce au droit, j'ai affronté l'Histoire de face.  Le droit m'a donné un outil "scientifique", le droit fut mon "média" pour plonger dans cette période noire de mon pays, pour y plonger tout en gardant la distance nécessire pour ne pas être happée par tant de violence et par mon réflexe de révolte.

Aujourd'hui, je n'ai besoin d'aucune reconnaissance extérieure de mon statut de victime.  Je suis en paix avec cela.  J'ai tourné la page. 

 


*Comme dans cet article où il est question des enfants des rescapés ("L’histoire récente du Cambodge a aussi donné lieu à nombre de témoignages de rescapés. Aujourd’hui, à leur tour, leurs enfants prennent la plume pour investir cette mémoire, cachée ou tue pendant de longues années. Ils s’appellent Tian, Navy Soth et Loo Hui Phang").  Comme si ces enfants, nés en 1974 et 1975 n'étaient pas eux-mêmes des rescapés.
Ces jeunes sont :

  • L’Année du lièvre, Tian, Gallimard, tome 1 / 17 €
  • 100.000 journées de prières, Loo Hui Phang et Michaël Sterckeman, Futuropolis / 20 €
  • Larmes Interdites, Navy Soth et Sophie Ansel, Plon / 21 €.

 

 

 

 

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D
Détrompe-toi, je ne cible pas les surdoué-es.  Enfin, un peu...La lecture de Lignier a mis des mots sur des malaises que je ressentais.  Lorsqu'il parle de titre de noblesse, lorsqu'il explique le changement de paradigme dans le discours sur les surdoués...Il a mis des mots sur ce que je ressentais.  Et je m'en intéresse car je constate l'influence grandissante de cette notion à la mode autour de moi.  Tout le monde s'interroge...<br /> 0r, il y a beaucoup de vent...et de clichés...qui sont véhiculés pour des raisons qui sont parfois loin d'être nobles...(voy. le livre de Lignier.  Contrairement à toi, je ne soupçonne pas toute personne qui publie un bouquin de vouloir vendre, en particulier si ce livre est extrait d'une thèse de doctorat, souvent indigeste pour la majorité des gens).  <br /> Et de manière générale, les clichés, surtout s'ils sont infondés, m'arrachent un sentiment d'indignation qui, parfois, souvent, m'empêche de garder le silence.Ceci dit, tu as raison, je déploies beaucoup d'énergie pour cette question.  Et tu n'es en rien obligée de me suivre dans mes dédales.  C'est juste plus intéressant d'en parler à d'autres qui s'intéressent suffisamment au sujet pour lire (et écrire) à ce propos.  Sinon, c'est aussi écrire dans le vent...  Enfin, c'est vrai, j'ai un côté polémique, dans le sens où je suis favorable à l'émergence de points de vue minoritaires.  Pour me faire une idée sur un sujet, j'aime chercher les thèses et anti-thèses, j'accorde une attention particulière aux pensées qui circulent à contre-sens, celles qui osent défier le mainstram.  Des années comme chercheuse, cela imprime une méthode de pensée et aiguise l'esprit critique...Autant le savoir.<br /> Bref, sens-toi à l'aise de me laisser brasser du vent .  
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P
Je ne saisis pas vraiment pourquoi tu prends les surdoués pour cible. Autant Lignier doit vendre des bouquins donc ça se comprend, il y a de la clientèle, mais toi, pourquoi tu le fais?J'ai lu que ça te permettrait de clouer le bec à certains parents qui prétendent que leur enfant est HP à la sortie de l'école. Pourquoi tiens-tu à leur clouer le bec? Si tu dois t'intéresser à quelque chose, fais-le pour toi, pas pour clouer le bec aux autres, laisse les donc parler.Toute cette énergie que tu déploies à vouloir casser du surdoué, prouver qu'il n'y a pas certaines caractéristiques communes redondantes chez eux, que leur fonctionnement cognitif n'a rien de différent et que tout ça n'est que pure invention pour vendre aux plus crédules et aux plus faibles. Je ne comprends pas vraiment cet acharnement en fait.Et puis pourquoi vouloir débattre avec moi? Je ne suis pas une polémiste, tu trouverais ça vite ennuyeux.J'ai mon idée sur la question des surdoués. Je pense que chacun a ses petites particularités mais qu'on a effectivement un fonctionnement cognitif différent. Mon mari n'a rien d'un cliché de surdoué, ses parents lui ont appris à avoir confiance en lui, il est à l'écoute de ses émotions mais il sait les dominer, il n'a absolument pas souffert dans son enfance, il était populaire et apprécié de ses camarades de classe. Il a pu choisir de faire les études de son choix, sans mettre en avant son QI, ses parents lui avaient fait passer les tests dans le cadre d'une recherche d'orientation, pas pour étaler aux yeux du monde le QI de leur fils, sinon il aurait choisi une carrière tape-à-l'œil. Au final il n'a aucun diplôme mais il s'est construit seul et il est maintenant le responsable de deux magasins de design toulousains, tout ça juste grâce à son bagout et son charisme. Il a commencé en tant qu'interimaire dans ces magasins il y a quelques mois à peine. avant ça il s'était mis au chômage pendant 2 ans pour être père au foyer. On est tous les deux surdoués mais tous les deux bien différents: chacun sa personnalité, chacun son éducation, chacun son vécu et chacun sa façon d'appréhender les événements. Mais je reste persuadée que dans le fond, on ne fonctionne pas comme tout le monde.Je vais lire les livres que tu as cités, par curiosité.
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D
Sur les dépressions et le mal-être, en page 112 et 113:<br /> "Pour conclure, la plupart des résultats sur le stress, l'anxiété et la dépression sont négatifs: des théories séduisantes et bien ficelées prévoyaient des différences entre enfants ordinaires et surdoués en défaveur des zèbres.  Pourtant, mis à part le niveau d'anxiété qui diffère (mais dans le sens inverse des idées reçues), on ne trouve aucun écart moyen entre les populations précoce et ordinaires quant à ces caractéristiques.  Cela ne remet pas en cause le ait que certains [italique de l'auteur] surdoués sont dépressifs ou particulièrement stressés [...]  Il reste que globalement, au niveau des populations, les surdoués sont plutôt bien lotis dans ce domaine."<br /> Bref, ce livre passe en revue les clichés sur les surdoués.  La plupart de ceux-ci sont étudiés dans ce bouquin.  Sur les clichés, je remets ici le lien vers la vidéo de Jacques Grégoire qui m'avait tant marquée.  Et ici sur la souffrance que doivent immanquablement ressentir les HP, cette vidéo est excellente et remet quelques points sur les "i" que même la non-HP que je suis n'a pas manqué de relever dans les différents livres et entretiens de "soit-disant spécialistes" lus et vus.<br /> Enfin, j'en profite, bien que j'en parle déjà partout, pour enfoncer le clou avec cette note de lecture critique du livre de Siaud-Facchin, L'enfant surdoué, l'aider à grandir, l'aider à réussir.  <br /> Gilles Lemmel « Notes de lecture », Journal français de psychiatrie 1/2003 (no18), p. 48-49.  URL :  www.cairn.info/revue-journal-francais-de-psychiatrie-2003-1-page-48.htm. <br /> DOI : 10.3917/jfp.018.0048. <br /> Avec un commentaire sur le bouquin de Siaud-Faccin en commentaire de cet article: http://den.eklablog.fr/14-octobre-13-faut-il-etre-malheureux-pour-etre-hp-faut-il-etre-issu-d-a102021347<br />  <br />  Relevé de tous mes billets sur le sujet des HP: <br /> http://den.eklablog.fr/etre-hp-ou-ne-pas-etre-p858316<br />  
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D
Parfois, je peux paraître froide.  Je vais donc m'efforcer de rectifier le tir.J'ai bien compris ta souffrance, et je la comprends d'autant mieux que j'ai moi-même eu une scolarité très douloureuse, avec mise à l'écart, stigmatisation.  J'ai eu l'occasion de toucher un mot de ce passé dans ce billet.  http://den.eklablog.fr/12-mars-14-ma-vie-est-un-combat-la-vie-n-est-pas-un-combat-a106974766<br /> qui est écrit dans le même élan que ce billet ici: http://den.eklablog.fr/8-mars-14-grosse-colere-a106889414<br /> Nous ne sommes pas des êtres identiques.  Là où l'une va fondre en larme, l'autre serre les dents.  Je pourrais être HP.  Cela montre que le fait que tu sois hypersensible et que les manifestations de cette sensibilité ont peut-être des causes et des origines autres que ce que prétend la littérature mainstream sur les HP.<br /> Je maintiens tout ce que j'ai pu écrire sur le sujet et j'écrirai une note de lecture de l'ouvrage de Wilfried Gauvrit.  <br /> Pour ma part, je peine à assimiler et interpréter le passé, les traits de la personnalité qui correspondent aux caractéristiques prétendument propres aux HP, dont l'hypersensibilité, par le biais de la HPitude.  <br /> Pour moi, cette lecture est un leurre.  Mais, comme dirait mon amie Laura, et c'est pour cela que je me suis contentée de la réponse courte hier soir, le plus important semble, aux yeux de la majorité des gens, et des psys en particulier, que tu te sentes mieux, plus en confiance, peu importe finalement d'où cette nouvelle confiance te vient.  <br /> Moi, pour ma part, j'ai une autre vision, plus radicale.  Dans la mesure où une personne cherche à se connaître, à mieux cerner sa personnalité, je trouve que fonder sa lecture du passé et du présent sur un concept qui me paraît - cela n'engage que moi- peu fondé, sur un leurre donc, ne rend pas réellement service à cette personne. <br /> Mais sans doute que je suis trop radicale, car après tout, la personne acquière ainsi de la confiance en elle, et après cela sera peut-être un jour en mesure de prendre distance avec une certaine frange de la littérature vulgarisée.  <br /> Seulement, il y a en moi une certaine révolte de l'usage que certaines personnes (auteures et psychologues, Wilfried Lignier en parle dans son livre) font des HP, afin d'attirer un lectorat particulièrement sensible, fragile, particulièrement mal dans sa peau, en tout cas, lorsque la question de HP trouve écho en lui.<br />  <br /> Je pensais pouvoir m'engager dans un débat avec toi, toi qui te revendiques HP, PandaPV.  Je regrette de constater que tu ne sembles ne porter aucun intérêt pour les ouvrages que je conseille (à savoir Nicolas Gauvrit et Wilfried Lignier; s'il fallait n'en lire que 2 sur le sujet).  Nous ne partageons donc pas le même bagage pour discuter puisque je viendrai toujours avec des arguments lus dans des livres que tu n'as pas lus.  <br /> Comme par exemple celui-ci lu dans le livre de Gauvrit, qui est pourtant un partisan des surdoués. J'en parle dans ma petite présentation du livre de Lignier, je soupçonne Gauvrit, psychologue en sciences cognitives d'être de la famille de Gauvrit, un proche d'un mouvement militant des surdoués ANPIEP.  Ceci pourrait expliquer sa démarche nuancée (sans doute pour cela que tu ressentiras moins de malaise à sa lecture; malaise dont je pense que tu ne seras pas épargnée à la lecture de LIgnier. J'ai le sentiment que son livre est une sorte de réponse à Lignier (dont il parle dans les dernières lignes) tout en apportant des réponses claires sur les grands clichés véhiculés sur les HP. <br /> Ainsi, sur la question de la biologie et de l'hérédité, Gauvrit dit à la page 57:<br /> "Pourtant les grandes structures sont préservées, et dire que le cerveau d'un enfant surdoué fonctionne de manière radicalement différente de celui d'un enfant ordinaire serait EXCESSIF (c'est moi qui souligne): plus efficace, plus puissant et se développant plus vite, utilisant des régions supplémentaires, oui.  Le plan d'organisation global reste pourtant le même, et les différences sont plus quantitatives que qualitatives...et restent ténues.  Il y a une erreur de raisonnement fréquente lorqu'on découvre une relation entre une propriété psychologique et un substrat biologique: celle de penser que le biololgique est forcément la cause du psychologique.<br />  <br /> Il résume à la page 60:<br /> "Entre le biologique et le psychologique, c'est bien d'imbrication qu'il faut parler.  Les liens sont à double sens, et s'il est vrai qu'un changement biologique aura souvent des conséquences comportementales ou cognitives, la réciproque est également vraie. Le cerveau particulier des enfants précoces n'est donc pas la preuve que la précocité est avant tout biologique, la réciproque tant également envisageable.  A fortiori bien sûr, le substrat biologique de la douance ne prouve en aucun cas à lui seul qu'elle est congénitale, innée ou génétique."<br />  
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D
Ok, si tu te sens mieux depuis, c'est sans doute ce qui importe le plus.  
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