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[2011-06-01] L'objection de croissance comme nouvelle forme d'engagement (CR - mai 2011)

« Je souhaite que le Cambodge se développe mais pas comme ici, en Europe ». Voici une phrase simple qui prouve, s’il le fallait encore, le bon sens de ma mère.  J’étais jeune (et naïve) me semble-t-il, la première fois que ce vœu pieux fut énoncé.  Il m’a marquée.  Je me rappelle avoir tout à fait compris les réticences de ma mère pour le développement des pays industrialisés.  En même temps, je me souviens avoir pensé qu’un autre « développement » était impossible.  Je ne voyais pas comment le Cambodge pouvait sortir de la pauvreté autrement qu’en érigeant des villes, important des voitures, édifiant des usines et entreprises, bref, en copiant l’Occident.   Envisager un autre modèle me paraissait tout simplement utopique.

Or l’utopie, j’avoue, je ne suis pas fan.  Mon pays a traversé une période noire instaurée par des gens mus par le souci, ô combien louable, de concrétiser des idées progressistes telles que les égalités sociales, la réhabilitation des paysans et des travailleurs manuels, la primauté de l’intérêt collectif sur l’individuel, etc.   Du coup, tout slogan qui prône ces revendications me laisse de marbre, dans les meilleurs des cas, éveille ma méfiance, voire mon rejet, dans les autres.

Les objecteurs de croissance avaient donc peu de chance de trouver grâce à mes yeux.  Prôner moins de travail alors que les chômeurs peinent à joindre les deux bouts ; prôner la fin de la croissance alors que sans croissance, c’est simplement la récession ; non merci.  Non, à la décroissance si on l’aborde exclusivement avec ces lunettes-là, lesquelles sont peinturlurées de fausses croyances et de préjugés grossiers.

Je vous vois froncer les sourcils.  Aurais-je viré de bord ?

Certes.  Ma réponse est plutôt oui que non.  Le déclic est tout récent.  Il reste teinté de méfiance.  Mon adhésion demeure prudente.  Je ne souhaite pas tomber dans le même travers que celui qui a conduit mes parents et leur génération à croire et défendre leurs idées, empreintes en théorie, il est vrai, de justice, d’égalité et de progrès social, mais imbibées, dans la réalité, de terreur, de famine et de sang. 

Qui a ouvert une brèche dans mon petit cerveau ? 

Coline Serreau, avec son film Solutions locales pour un désordre global a joué le rôle catalyseurDiffusé à l’Espace Delvaux en janvier, ce documentaire fut suivi d’un débat auquel a participé Laurent Lievens.  Ce dernier s’est clairement prononcé en faveur de la décroissance.  Ce mot, que j’avais relégué dans un tiroir de mon esprit, fermé à clef avec l’estampe : « à ne pas ouvrir », s’est rappelé à mon bon souvenir.  Depuis janvier, j’avoue avoir déverrouillé ce tiroir pour le comprendre.  Je ne suis qu’au début de ce cheminement.

Quelques mois plus tard, c’est donc avec grand intérêt que j’assiste pour la première fois à un débat expressément consacré à l’objection de croissance[1]

En scène, trois messieurs.  Le premier orateur est Jean Cornil, ancien directeur-adjoint du Centre pour l’égalité des chances, d’obédience politique socialiste.  Le deuxième à prendre la parole est Felipe Van Keirsbilck, secrétaire général de la CNE (chef du syndicat Centrale nationale des Employés).  Enfin, Paul Aries, professeur et écrivain engagé, clôturera ce trio.

S’il est un fait certain, c’est que le sujet n’est plus réservé à une bande de « zouaves rigolos excités » : la salle est archi-comble.  Les organisateurs sont les premiers surpris.  Moi aussi.  Cela signifie donc que le mot percole dans l’esprit de plus en plus de personnes. 

Après réflexion, ce constat ne devrait pas étonner.  Les gens sont clairement en recherche de sens.  Un sens à leur vie et un sens à l’humanité.    La société de consommation dans laquelle nous vivons pousse à toujours plus, tant et si bien que ceux-là mêmes qui ont toujours plus et qui cherchent toujours plus en viennent à se demander, à bout de souffle, le but de cette course frénétique[2]

 

Jean Cornil

Jean Cornil aborde d’ailleurs cette question très rapidement.  Il parle de crise anthropologique, celle que nous traversons maintenant que nous remettons en cause le triomphe et le culte de la raison, du progrès et de la science.

Son tout premier propos vise à recadrer le but de l’objection de croissance.  Clairement, il ne s’agit pas d’enjoindre le chômeur d’ici qui a du mal à boucler les fins de mois à être plus pauvre, à travailler moins, à consommer moins…Il n’est pas non plus question de dire au pauvre d’un pays du Sud qui vit dans la misère à consommer et travailler moins.  C’est une évidence mais, d’expérience, je suis convaincue que l’évidence mérite toujours d’être dite.  Jean Cornil semble partager cette opinion.

Cet objecteur de croissance expose son enthousiasme face à des expériences étatiques qui sont en train de se dérouler au Venezuela et en Bolivie, pays qu’il vient de visiter. 

Cet écologiste tardif identifie de multiples révolutions en cours.  Il en explique trois.

1°  la révolution dans notre rapport à la nature, et en particulier, aux animaux

Selon Jean Cornil, nous devons absolument revoir notre relation à la nature : 

¥         pourquoi arracher une mauvaise herbe ?  

¥         pourquoi tuer une araignée ? 

¥         pourquoi manger des animaux ?  

Ce constat trouve écho en moi.  J’ai presque fini de lire le numéro de Books qui posait la question suivante : Faut-il manger les animaux ?  Clairement, à mes yeux, la réponse est négative.  Pourtant, j’avoue, la concrétisation de cette évidence est de loin plus difficile.  

Comme Jean Cornil, j’appelle à une prise de conscience et un changement de paradigme.  Que le monde H devienne un monde non H.  L’humain n’est pas le centre du monde, mais un élément parmi d’autres, dont les végétaux, les minéraux et les animaux.

2°  la révolution dans notre rapport à nous-mêmes

Classique.  Il s’agit de revoir les valeurs que nous entendons défendre dans notre existence.  La compétition, le travail, le productivisme, le chiffre…sont-elles des valeurs qui méritent d’être au centre de nos préoccupations ?

3°  la révolution dans notre rapport aux autres

Ce dernier point vise notre rapport à la chose publique : le politique et notre façon de faire du politique.  Des réflexions méritent d’être menées à ce niveau-là également (voy. par exemple l’initiative être gouverné au 21ème siècle, notamment avec cet article).

 

Felipe Van Keirsbilck

Les organisateurs ont été bien inspirés d’inviter un syndicaliste pour enrichir le débat.   L’homme annonce tout de suite le ton.  Contrairement à ses deux compagnons de scène, il n’est pas là pour prêcher des idées mais pour défendre les affiliés. 

Il souhaite, dans un premier temps, nuancer le procès intenté à la croissance.  Au syndicaliste d’inviter le public à une réflexion sur ce que la technologie a aussi apporté comme confort et bien-être au travail.  Il donne l’exemple de cet employé de banque dont l’unique travail consistait, par le passé, à encoder les virements papiers.  Je comprends ce qu’il veut dire, mais dans un débat sur l’objection de croissance, illustrer la bêtise d’un travail dans le cadre d’une banque pour vanter les bénéfices des progrès techniques, il faut le reconnaître, cela a quelque chose d’incongru. 

Dans un second temps, il aime raconter sa correspondance imaginaire avec Albert Frère (voy. ici le texte original qu’il a résumé à l’oral).   Dans une première lettre dans laquelle il cite quelques extraits du bouquin de Tim Jackon, Une société sans croissance,  le syndicaliste invite le millionnaire à procéder à des investissements écologiques en masse.   Albert Frère répond qu’il est conscient de l’enjeu, une part de ses investissements est d’ailleurs « durable ».  Cette réponse ne satisfait pas Felipe Van Keirsbilck qui propose donc à son correspondant de lire l’entièreté du livre de Tim Jackson.  Albert Frère écrit une deuxième lettre dans laquelle il remercie ce chercheur associé à Econosphère.  Il explique son enthousiasme et sa volonté de se conformer aux recommandations de Tim Jackson. 

Toutefois, un post scriptum appelle une réponse 

« PS : il y a un point sur lequel le livre n’est pas clair : est-on bien certain que de tels investissements peuvent garantir un rendement suffisamment élevé ? »

Felipe Van Keirsbilck s’étonne de ce post scriptum. Si Albert Frère avait bien lu l’ouvrage, il comprendrait que le but de ces investissements n’est pas qu’ils rapportent de l’argent, mais tout au plus que les sommes investies ne perdent pas de valeur. 

Cette réponse ne satisfait pas l’Albert Frère imaginaire qui, du coup, renvoie son exemplaire du livre de Tim Jackson à Felipe Van Keisbilck. 

Par ce jeu intellectuel non dénué d’humour, l’orateur démontre la limite des arguments en faveur de l’absence de croissance.  Comment convaincre ceux qui détiennent les capitaux de sortir de ce modèle ?[3]

 

Paul Ariès

Je l’avoue sans fard, je ne connaissais pas Paul Ariès avant de comprendre, par le ton de la présidente de la Vénerie (association co-organisatrice de l’événement) rencontrée la semaine dernière, que l’homme avait un nom dans le milieu.  Je me suis pourtant abstenue de chercher des informations sur cette personnalité.  J’avais envie de profiter de cette ignorance pour me forger moi-même une opinion sur ce monsieur.

Verdict : cet écrivain chercheur est un bon orateur.  C’est certain.  Il parle avec emphase.  On le sent rodé à ce genre d’exercice.  Pourtant, je n’ai pas retenu grand chose de ce qu’il a exposé.  Il a mentionné quelques chiffres convaincants, a précisé ne pas vouloir verser dans la culpabilisation.  Le reste de son discours a ricoché sur mon cerveau, sans y laisser de trace…

Je suis certaine que sa contribution théorique est primordiale, son discours, ses actions et interventions nécessaires et salutaires.  Toutefois, j’ai été dérangée par ce qui devrait être une bêtise. 

Son discours a été très régulièrement ponctué d’une référence à son magazine Sarkophage, dont j’aime beaucoup le slogan : Comprendre, c’est désobéir[4].  Alors, était-ce de la publicité ou de l’information ?  La limite entre les deux n’est pas aisée à établir.  Certes, la publicité est de l’information, du moins, une communication.  Mais pourquoi profiter d’une tribune publique pour faire de la publicité pour son journal d’information ?  Le citer, d’accord, mais y faire référence à tout bout de champ…je n’appelle plus cela de l’information. 

Or, faire de la publicité lorsque son discours vise, au final, à mettre un terme à la pollution publicitaire, cela me heurte. 

Comme plaider pour la gratuité puis tenir un stand à part (d’un autre stand général consacré à une série d’ouvrages sur le sujet) exclusivement dédié à ses propres ouvrages qui sont à vendre…j’y vois une antinomie entre le discours et le geste.  Je ne condamne pas la démarche car j’ai conscience que l’on vit dans le monde qui est le nôtre. Je ne puis toutefois ne pas relever ce fait et m’interroger sur le sens du discours prononcé.

Au-delà des interventions unilatérales des trois orateurs, ce sont surtout les interactions avec le public qui m’ont marquée.

Un jeune homme a ainsi remercié les invités de marque qui proposaient une alternative au, je cite, « militantisme chiant ».  Il a ensuite demandé aux trois héros du soir de se rejoindre dans leur discours.  Il est vrai que siégeaient sur scène : un fervent défenseur de la décroissance (Paul Ariès) ; un représentant de l’objection de croissance du Mouvement politique des objecteurs de croissance : mpOC (Jean Cornil) et un homme qui a d’emblée déclaré être dubitatif : ni contre ni pour la croissance (Felipe Van Keirsbilck). 

Tout de suite, les trois hommes ont nié ne pas se rejoindre.  Et je pense effectivement que leurs propos respectifs dénonçaient les mêmes constats : les inégalités sociales abyssales (termes employés à maintes reprises par Jean Cornil), le consumérisme, le toujours plus, le capital (des sous virtuels sur un compte en banque qui peuvent recueillir encore plus de zéros, à l’infini), la pollution, la finitude la planète, etc.  Tous les trois sont d’accord pour inviter à une réflexion sur le sens de la vie, à décroître le capital, la recherche devenue frénétique du profit, etc.

Tous les trois s’accordent pour dénoncer la dette du Tiers Monde.  Felipe Van Keirsbilck a, à chaque fois, été le plus concret.  Vous voulez faire quelque chose ? Militer pour  le Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde.  Cette invitation a été lancée suite à une question du public sur qui était, en fait, les pays riches ?   Lorsque l’on sait que « les PED ont remboursé l’équivalent de 102 fois ce qu’ils devaient en 1970, mais entre temps leur dette a été multipliée par 48 »  (en 2009 ; page 8 du document), on peut effectivement se poser la question de savoir qui enrichit les pays riches, lesquels ont bâti leur fortune grâce au pillage des colonies.  

M’a également parlée une interpellation d’un autre jeune homme qui se réjouissait de voir que la salle comble traduisait un véritable intérêt de la population, prête semble-t-il à toucher au tabou du mythe de la croissance.  Cette personne mentionnait les campements à Liège (voy.  sur « livre du visage » (f¨******k)  et aussi le campement des indignés à Bruxelles), suite à l’appel espagnol.  Elle s’indignait sur le fait, qu’après une telle conférence, les gens rentraient bravement chez eux et ne faisaient rien.

Jean Cornil et Paul Aries n'ont eu de cesse que de répéter qu’une multitude d’expériences avaient lieu.  Certaines à un niveau étatique, allusion explicite à certains pays d’Amérique latine. 

Autre piste pour agir ?  Seul Felipe Van Keirsbilck a répondu concrètement.  Militer au sein d’un syndicat car ce dernier est ce qu’en font ses affiliés.  Que faire dès le lendemain de la conférence ?  Travailler moins et tenir sur son frigo un post-it de tout ce qu’on aime faire.

Ce même intervenant du public expliquait également comment les lois ne facilitaient pas les solutions et initiatives citoyennes alternatives.  Les lois et procédures sont lourdes, par exemple, pour fonder une petite entreprise respectueuse de normes environnementales.

Jean Cornil a tout de suite embrayé.  Clairement, dit-il, nous sommes dans une société de la norme.  Dès lors que l’on sort du canevas de masse, l’on est soit criminalisé, soit traité comme un fou.  Il rapporte l’expérience vécue par Jean-Baptiste Godinot de Respire asbl  à la Commission de la santé publique, de l’Environnement et du Renouveau de la Société de la Chambre des représentants lorsque cet écologiste convaincu a défendu la proposition de loi déposée par Jean Cornil sur l’interdiction de la publicité des 4x4.  L’ancien député a expliqué que le débat qui se tenait en ce moment même à l’espace Delvaux était INCONCEVABLE dans l’hémicycle parlementaire.  En 2009, les députés avaient écarquillé les yeux sur Jean-Baptiste Godinot, le prenant pour un  farfelu vivant en dehors de la réalité, sur une autre planète.  C’est dire comme le combat est immense (en-dehors des arènes politiques ?).

Jean Cornil se définissait comme un objecteur de conscience oups, lapsus, de croissance.  Il comprend tout à fait le propos soulevé par ce jeune homme.  Ce sont des pans entiers de la société qu’il y a lieu de revisiter : l’école, la télévision, la publicité.  Je ne vous cache pas avoir applaudi à tout rompre à l’audition de ces paroles.

Concernant l’obéissance, j’ai beaucoup médité sur cette notion.  J’ai été particulièrement choquée par une maman qui expliquait ne pas apprendre à ses enfants à obéir.  J’étais vraiment en colère.  Il y a obéir et obéir, soutenais-je.  Quelques mois et lectures plus tard, je comprends parfaitement pourquoi cette maman honnit le terme « obéissance ».  

Définition du Larousse.

Obéissance N.f. action de celui qui obéit ; fait d’obéir.  ◊ obéissance passive : soumission aveugle aux ordres reçus.

Obéir v.t.ind. [à] (lat. Oboedire) 1.  Se soumettre à la volonté de qqn, à un règlement.  Obéir à ses parents, à ses supérieurs, à la loi (…)  2. Céder à une incitation, à un sentiment.   Obéir à ses instincts. 3. Répondre au mouvement commandé, fonctionné correctement.  Les freins n’obéissent plus. 4.  Etre soumis à une force, à une nécessité naturelle.  Les corps obéissent à la pesanteur.  – REM.  Obéir peut s’employer au passif : Quand je donne un ordre, j’aime être obéi.

Je refusais d’associer obéissance et soumission. Or, la définition d’obéissance implique une soumission.  Mon but n’est pas de disserter ici sur la notion d’obéissance.  Toutefois, je profite de l’occasion pour exprimer clairement mon opinion.  Je partage l’avis de cette maman citée plus haut, c’est parce qu’on nous a appris à obéir qu’aujourd’hui, nous « obéissons », « acceptons » un ordre qu’intellectuellement et instinctivement, nous savons parfaitement qu’il est injuste.   A mon sens, le salut passera surtout par la désobéissance civile (j’ai en tête d’écrire sur cette notion).  

Enfin, j’aimerais partager une dernière réflexion.  Faudra-t-il que l’on invente le concept de « slow conference » pour ne pas être constamment pressé par le temps ?  Certes, si je comprends l’enjeu de ne pas éterniser les allocutions ni débats, j’ai été frappée par cette volonté affichée dès le départ de tenir le timing, ne pas être en retard, de terminer à temps, de pas retenir le public plus longtemps …  Cette même préoccupation hantait la conférence de Pierre Rabhi.  Quel paradoxe que d’insister sur le temps qui passe alors que la rencontre vise, entre autre, à appeler à prendre le temps…


Le 1er juin 2011

 

 

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[1] Le but de mon article ne vise pas à rédiger un « compte-rendu » de la conférence, mais de partager ce qui chez moi a trouvé écho.  Ce que je raconte est donc totalement partiel, partial et subjectif.

[2] Il me semble, en effet, que le public relevait de la classe moyenne qui se situe du bon côté des statistiques lorsque l’on dénonce les inégalités sociales. 

[3] Dans son texte écrit, l’auteur explore une piste soufflée par Bernard Friot dans Puissances du salariat

[4] Depuis mes lectures des derniers mois, j’ai complètement remis en cause mon respect pour l’autorité et les lois  Je considère maintenant que la désobéissance aux lois et normes est plus que légitime dans un contexte qui ne permet pas d’autres moyens d’action.  Il en a été question lors de la conférence.  Voy. donc plus loin dans le texte.

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