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26 avril '13 - Si vous pouvez vous le permettre, tant mieux! A part ça, vous partez en vacances?

Bientôt les grandes vacances ! Dans 2 mois.  Il est temps de les organiser!
Vous partez en vacances?  Vous allez où cette année? 

Question qui brûle aux lèvres...  Partir en vacances est un rituel.  A l'approche de vacances scolaires, c'est LA question-bateau, LE sujet de conversation.  Comme si partir était un must.

En effet, "dans un monde qui bouge, l'immobilisme est un désordre" (cette phrase serait de M. Lévy, PDG de Publicis, rapportée par Le Monde...Malheureusement, l'article n'est pas disponible en ligne.  Ma source: cet excellent article que je vous recommande)

Mais pourquoi partir?  Pourquoi les vacances riment-elles avec départ?  Et pourquoi des vacances?

Voilà une question qu'elle est intéressante !

Je vous la pose donc, pourquoi partez-vous en vacances?

Depuis que je m'intéresse au sujet de la décroissance*, c'est une évidence qui s'est imposée à nous: nous n'avons pas besoin de partir en vacances pour se sentir en vacance...

Alors, se sentir en vacance, c'est quoi?  Attendre les vacances pour décompresser?  Etre en vacance "pour en profiter"? 

Deux notions méritent questionnement: le terme "vacances" et le terme "tourisme".

En ce qui concerne les loisirs et les vacances, ces moments de pause:

"la première question majeure posée par le cadre critique de la Décroissance est celle du statut même de la récréation au sein d'une perspective qui cherche à ''en finir avec la société du travail" (Ariès, 2005).  En effet, même si la diffusion  du tourisme et des loisirs a contribué à la relativisation des valeurs du travail (Viard, 2000 et 2006), ceux -ci restent profondément ancrés dans la culture du travail en fonctionnant à la fois comme rupture compensatoire et revitalisation de l'énergie productive". Le mot angalis 'travel' aurait d'ailleurs la même origine étymologique que le mot 'travail' (Urry, 2000)." Bourdeau et Bertholet

J'ai trouvé en Thierry Janssen, médecin psychothérapeute, un allié :

"Nous courrons toute la journée, nous travaillons beaucoup en espérant pouvoir obtenir des temps de loisirs et éventuellement des vacances, en oubliant que finalement, ce n'est pas ces temps de loisirs et de vacances qui sont importants, ce serait de vivre au quotidien dans cet apaisement et dans cette détente et d'en faire notre vie.  Evidemment, cela changerait tout, tout le fonctionnement de notre société.  Et plutôt que de faire cela, nous restons dans notre croyance que oui, il faut travailler beaucoup, il faut se mettre beaucoup de pression pour obtenir quelques instants de respiration.  Et pour tenir le coup, parce qu'il n'y a rien à faire, la pression que l'on se met pour répondre à cette croyance, à cette représentation des choses, et bien cette pression est telle que ce n'est pas tenable. Notre corps ne peut pas le supporter, et nos émotions et notre psychisme ne peut pas le gérer.  Du coup, notre société, qui est cohérente par rapport à cette croyance, a généré toute une série de substances qui permettent de refouler, qui permettent de ménager, de tenir le coup, des béquilles.  Mais ce ne sont que des béquilles. [les béquilles = les anti-dépresseurs] "   T. Janssen.

Par ailleurs, ces moments de pause, de respiration comme les nomme Thierry Janssen, tendent eux-mêmes à fonctionner sur le même mode que le travail.  En effet,

"dans le cadre de l'''industrie de la consolation'' (Leclair, 2004), que constitue le tourisme, la notion de ''vacance'' se trouve de fait bien remplie dans la mesure où le modèle dominant véhiculé par les médias, la publicité et les opérateurs économiques tend à privilégier des services orientés vers un activisme forcené et une sur-consommation de ressources (énergie, eau, paysage...), de biens et de services."

Rappelez-vous ces gens qui rentrent de vacances fatigués et prennent plusieurs semaines pour s'en remettre...  Car les vacances servent aussi à consommer, consommer du transport et des services, des lieux "à voir".  Huxley l'avait compris, lorsqu'il écrivait en 1931 (j'en parle ici):

"Ils grandiront avec ce que les psychologues appelaient une haine '' instinctive'' des livres et des fleurs.  Des réflexes inaltérablement conditionnés.  [...]

L'un des étudiants leva la main; et, bien qu'il comprît fort bien pourquoi l'on ne pouvait pas tolérer que des gens de caste inférieure gaspillassent le temps de la communauté avec des livres, et qu'il y avait toujours le danger qu'ils lussent quelque chose qui fît indésirablement "déconditionner" un de leurs réflexes, cependant...en somme, il ne concevait pas ce qui avait trait aux fleurs.  Pourquoi se donner la peine de rendre psychologiquement impossible aux Deltas l'amour des fleurs?   Patiemment, le D.I.C. donna des explications.  Si l'ont faisait en sorte que les enfants se missent à hurmer à la vue d'une rose, c'était pour des raisons de haute politique économique.  Il n'y a pas si longtemps (voilà un siècle environ), on avait conditionné les Gammas, les Deltas, voir les Epsilons, à aimer les fleurs - les fleurs en particulier et la nature sauvage en général.  Le but visé, c'était de faire naître en eux le désir d'aller à la campagne chaque fois que l'occasion s'en présentait, et de les obliger ainsi à consommer du transport.

- Et ne consommaient-ils pas de transport? demanda l'étudiant.

- Si, et même en assez grande quantité, répondit le D.I.C., mais rien de plus.  Les primevères et les paysages, fit-il observer, ont un défaut grave: ils sont gratuits.  L'amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine.  On décida d'abolir l'amour de la nature, du moins parmi les basses classes, d'abolir l'amour de la nature, mais non point la tendance à consommer du transport.  Car il était essentiel, bien entendu, qu'on continuât à aller à la campagne, même si l'on avait cela en horreur.  Le problème consistait à trouver à la consommation du transport une raison économiquement mieux fondée qu'une simple afection pour les primevères et les paysages.  Elle fut dûment découverte.  -  Nous conditionnons les masses à détester la campagne, dit le Directeur pour conclure, mais simulaténent nous les conditionnons à raffoler de tous les sports en plein air.  En même temps, nous faison le nécessaire pour que tous les sports en plein air entraînent l'emploi d'appareils compliqués.  De sorte qu'on consomme des articles manufacturés, aussi bien que du transport. D'où ces secousses électriques." (pp. 40-41)

Nous connaissons tous au moins quelqu'un qui, au quotidien, se déplace en voiture, puis emprunte ce même véhicule pour se rendre dans un endroit agréable afin de, fièrement, faire du vélo...(Bon, c'est déjà ça, le vélo est préférable aux motos, ou pire, aux quads.  Berk berk berk.  Pollution de l'air et de bruit)

A côté de cet argument, voici un autre qui saute aux yeux: "le loisir, le tourisme et le voyage apparaissent soumis à un utilitarisme qui se banalise".  Hein?  Quoi?  Ca veut dire quoi?

" Les 'terrains d'aventure' (payants et lointains) qui remplacent les terrains vagues de villes (gratuits et proches) sont non seulement inspirés des parcours d'entraînement militaires, mais sont aussi utilisés à des fins éducatives et de training en tant que métaphore de la vie sociale et professionnelle [que l'on songe aux team building qui se déroulent sur ce genre de terrain et parc d'attraction.  C'est moi qui ajoute].  De même, les voyages de jeunesse qui se réfèrent à la mythologie du 'grand départ' des routards des années 1960-1970 s'entendent déseromais comme crédits reconnus par des formation supérieures, et comme références de curriculum vitae destinées à prouver l'esprit d'aventure de futurs cadre..." Bourdeau et Bertholet

Bref, le temps de loisirs doit servir.  Au mieux à se détendre, au pire à prouver son audace d'aventure et de débrouillardise. 

Quant à une critique du tourisme, elle est connue.   Ce n'est pas la littérature qui manque pour le dénoncer.  Je vous invite à découvrir cette excellente analyse de Bourdeau et de Bertholet citée plus haut.   Les reproches et analyses ne datent pas d'hier, découvrez celle-ci de 1967, publiée sur Persée, portail d'articles scientifiques. 

En images, cela donne les photographies décalées de Martin Parr:

26 avril '13 - Si vous pouvez vous le permettre, tant mieux?  A part ça, vous partez en vacances?

Plage artificielle à l'Ocean Dome, Miyazaki, Japon, 1996. © Martin Parr/Magnum Photos

26 avril '13 - Si vous pouvez vous le permettre, tant mieux?  A part ça, vous partez en vacances?

© Martin Parr/Magnum Photos

Outre ce que j'ai déjà écrit plus haut, rappelons, à toute fin utile, la question écologique liée au transport puis à la consommation (d'eaux de piscine, de télésiège, de neige artificielle, de plages privatisées, de ... , les exemples ne manquent pas). 

Je ne m'étendrai pas sur l'usage sexuel dans les pays pauvres, connu sous le néologisme barbare de "tourisme sexuel". 

Par contre, cet aspect me permet d'aborder l'asymétrie certaine entre le Nord et le Sud, ainsi que les questions d'éthique du tourisme.  Une expression résume assez bien ma pensée: "le défoulement des nantis et le refoulement des démunis" (source : Bourdeau et Bertholet).

Les Blanches et les Blancs trouvent toujours beaucoup de succès auprès de la population locale...Evidemment, ils représentent pour beaucoup de personnes sur place des portes-monnaies sur pattes.  Et qui pourraient leur en vouloir?  C'est une des raisons pour lesquelles je ne comprends pas les touristes qui combattent l'idée de "se faire avoir", autrement dit, "de payer plus cher que le citoyen local".  Mais n'est-ce pas logique?  Le touriste paie parfois plus de 1000 euros pour se rendre dans un pays où le citoyen local gagne moins d'un dollar par jour...De qui se moque-t-on lorsque le premier ose revendiquer le droit de "ne pas se faire rouler"? 

Face à la pluie de critiques, lesquelles dépassent le cercle restreint d'une minorité pour s'exprimer librement dans la presse classique, nombre de personnes honnissent le tourisme et exècrent d'être qualifiées de touristes lorsqu'ils voyagent. 

C'est que le touriste a mauvaise presse, voyez-vous, auprès de certains qui se croient au-dessus de la mêlée de touristes qui "font" un continent, un pays, une région, une ville (oui, avez-vous remarqué la sémantique?  On ne visite pas Bangkok, on "fait" Bangkok.  Le touriste voyageur "fait" la Thaïlande, le Cambodge mais n'a pas eu le temps de "faire" le Laos, le pays voisin...).  J'en connais beaucoup, de ces gens qui réfutent l'étiquette de "touristes" comme si elle s'apparentait à une insulte.  Ils font de "l'éco-tourisme".

Même les partisans de la décroissance répugnent à être assimilés à des touristes.  Car "le tourisme étant par définition 'un loisir impliquant migration' (Boyer, 1982)".  Or, justement, si, "Dans un monde qui bouge, l'immobilisme est un désordre", les décroissants exhortent au désordre (Casseurs de pub, 2004).

Il est donc évident que la mobilité qu'implique le tourisme s'apparente comme une oxymore pour un décroissant. 

" A cet égard comme à d'autres, l'opposition entre 'touriste' et 'voyageur' fait figure de constante dans la critique du tourisme massifié, et même souvent de trompe-l'oeil dont les illusions ont déjà été discutés par de nombreux auteurs".  (Bourdeau et Bertholet)

26 avril '13 - Si vous pouvez vous le permettre, tant mieux?  A part ça, vous partez en vacances?

© Chappatte – www.globecartoon.com/dessin

Je comprends l'envie de se démarquer de l'image du touriste, vue comme insultante, mais ressens comme une hypocrisie certaine cette volonté de ne pas être reconnu comme tel.  Que ces "voyageurs" assument l'étiquette de "touristes" !

Loin de vouloir vous enfermer dans une "toursitophobie", je vous invite à réévaluer votre "besoin" de vacances, de voyage et de mobilité. Voici une émission susceptible d'amorcer cette réflexion : A l'ère du tourisme de masse, le voyage est-il encore possible ?

 
Ecoutez l'émission 45 minutes

- Pourquoi est-ce qu'on a besoin de voyager, Rodolphe Christin?  C'est un besoin de partir en tout cas. 

- C'est une question qui, à mon avis, a une portée quasiment politique à l'heure actuelle au sens où vous avez discuté tout comme moi avec des salariés.... Il faut repositionner aussi le tourisme dans ce contexte-là.  Le tourisme existe depuis que  salariat est le statut professionnel, on va dire, majoritaire dans nos sociétés.  Le tourisme a été créé par la révolution industrielle.  La révolution industrielle a créé un nouveau type de travailleur qui était le salarié qui allait s'embaucher dans les usines de manière plus ou moins agréable, et parfois, plutôt moins que plus.  Si bien qu'il y a eu des luttes sociales qui ont fait en sorte que le temps libre, en France, ait été légalisé par une loi en 1936, et qu'à partir de là, ce temps libre a posé une question politique.  C'est-à-dire comment les classes populaires, puisque c'est d'elles qu'il s'agissait, vont occuper ce temps libre?

Ecoutez la suite! (contrôle social des loisirs)

- ...l'injonction de s'éclater [au sens de se distraire] est l'opium des classes laborieuses.  < parole de Marin de Viry.

Ecoutez jusqu'au bout...Vous aurez le plaisir d'entendre Levi-Strauss.

* * *

Alors, nous, où partons-nous cette année? 

A priori, nulle part, si ce n'est un we ou une semaine avec des amis, en campagne soit/et à la mer...belges!  Nous serons des touristes en Belgique pour quelques jours.   Nos vacances principales?  C'est tous les jours à la maison, en particulier quand il fait beau.  C'est au champ des Cailles, c'est dans notre quartier, c'est dans notre jardin...

Evidemment, notre envie de partir est apaisée vu notre plaisir à vivre dans notre maison, dans notre quartier.  Ceci dit, même en appartement, nous n'étions pas des férus des voyages pour "faire un pays", expression que mon homme a toujours détestée, lui qui est un admirateur de Nicolas Bouvier!, lui qui, au Japon, photographiait les taques d'égout pour leur originalité, les fils électriques et les toilettes...affrontant ainsi la moquerie et l'air désabusé de ceux à qui il racontait son voyage et montrait ses "souvenirs" de vacances.

Enfin, j'insisterai sur le coût de ces voyages.  Un couple à qui mon chéri a annoncé ma pause professionnelle s'est exclamé et surtout a exprimé l'inquiétude / la question que TOUT LE MONDE, à une ou deux exceptions, me pose: "Et cela va aller, financièrement?" Puis, face à notre réponse positive: "Ah, si vous pouvez vous le permettre, c'est bien".

Certes, tout le monde n'est pas universitaire, engagé dans des boulots payés à ce titre.  Donc, loin de moi d'insinuer que tout le monde pourrait se permettre une telle pause professionnelle.  Quand je connais le salaire des "sous-qualifiés", des "sans-diplômes" ou des "diplômés malchanceux", je ne me permettrais pas un tel amalgame.

En même temps, je ne peux m'empêcher d'être quelque peu interloquée lorsque cette question émane d'un couple qui jouit de revenus élevés, dont la femme est en dépression dans son boulot hautement rémunéré, et, qui, pour oublier sa routine déprimante, part très fréquement en we et en vacances. 

Ceci dit, les sommes épargnées en ne partant pas en vacances, ou, chez nous en postposant les travaux de rénovation de notre maison (non, nous ne rafraîchirons pas la sdb ni la cuisine, voy. mon post à ce sujet ici, par choix, pour ne pas entrer dans la course de l'effet Cocoon ou Bâtibouw - pour les non-Belges, salon de décoration -) nous autorisent cette pause professionnelle.

Autrement dit, si vous pensez ne pas pouvoir vous permettre d'arrêter de travailler, du moins, provisoirement**, demandez-vous s'il n'existe pas des dépenses qui deviendront superflues une fois cette décision prise ?  Et venez échanger vos idées ici avec moi   Depuis que j'ai annoncé mon interruption de carrière, j'ai semé quelques doutes, interrogations dans la tête de certains, comme des graines qui vont trotter leur bout de chemin...J'espère, par mon exemple, amorcer une réflexion chez d'autres...

Alors, vous, vous partez où en vacance et vous travaillez jusque quand?

 

 


 

 

 * que certains n'osent pas prononcer, presqu'un gros selon d'autres.  Que ceux qui en ont peur ou qui l'abhorrent prennent en main cette peur ou cette haine et lisent un peu sur le sujet avant de se prononcer.  Soit cela confirmera leur rejet de cette notion, soit ils surmonteront la crainte ou l'animosité qu'ils nourrissaient vis-à-vis de cette notion

**  Pour moi, pour me sentir une liberté totale de parole et d'expression, je devrais rompre tout lien avec mon boulot...Je ne me sens pas encore la force de franchir ce pas.

 

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D
http://www.psychologies.com/Travail/Vie-professionnelle/Travailler-autrement/Articles-et-Dossiers/Ils-ont-choisi-de-ne-plus-travailler<br /> http://www.psychologies.com/Travail/Vie-professionnelle/Travailler-autrement/Articles-et-Dossiers/Ils-ont-choisi-de-ne-plus-travailler/4Robert-47-ans-marie-un-enfant
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D
:-)  Je viens de lire ton post sur tes/vos vacances   Ca donne enviiiiiiie!
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F
j'oubliais...<br /> Dans les Pyrénées, on va dans le près d'un oncle à moi, un des derniers bergers des pyrénées. Il y a une grange sur le près, donc y'a du solide si jamais les grelons sont trop gros pour la toile... et de l'eau de source à 12 degrès qui nous désaltère et nous permet un minimum de toilette (Zoulou a bien kiffé les changes caca...).<br /> Les légumes sont les nôtres... je te dis pas la tronche du convois : on ramène notre bouffe, notre bois (puisque tout est fait au feu de bois... ca fait par exemple que ton eau chaude du matin, tu l'as genre... deux trois heures après ton levé.), nos tentes... Sur place pas question de laisser quoique ce soit sur ce beau terrain : les feuillets sont à "l'africaine" (savon végétal + eau), une énorme fourmilière tombe à pic pour nos déchets, le reste (rares cartons) brule dans le feu... Enfin, le top du top, c'est le lever super tôt, l'homme qui part la canne à la main, zoulou et moi qui émergeons face au soleil sur la montagne... le feu, le rythme, l'après-midi à se lire des romans, à dénicher des orvets, à dégringoler les prairies...<br />  <br />  <br /> Loin, très loin du club!
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F
oui on partage pas mal ... Mon blog est tout neuf, pas très positif pour le moment je trouve, encore en cours d'élaboration dans ma tête, en fait.<br /> Tu écris régulièrement sur des sujets qui passe dans mon esprit : exemple : je voulais écrire au sujet de la libération des poils de mon corps et des coms que cela sucite chez mes copcopines et les potes écoeurés de mon Grand Roi...  Et bam! tu ponds le tiens... pas facile pas facile... les mots de autres ont tendence à rendre fades les miens à mes yeux.<br /> A bientôt!<br />  <br /> Fanf'
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D
Bonsoir Fanfreluche!Wouha! J'adore.  J'adore rencontrer, même par internet, quelqu'un qui comprend ce que je veux dire :-)Tes destinations de voyage ont l'air super!Cela m'a fait rêver, le poisson pêché, et les légumes fraîchement cueillis!  C'est en camping sur un terrain connu chez des amis (vu les légumes de jardin)?  Quant à accueillir et faire visiter, et soi-même aller chez les amis et visiter avec eux leur environnement, c'est ainsi que mes parents ont pratiqué le tourisme.  C'est donc ainsi que j'ai abordé les vacances.  Sans complexe.  Jusqu'à ce que le regard des autres enfants viennent me signaler que, non, décidément, je n'étais pas de la même classe sociale qu'eux, je ne prenais pas l'avion tous les ans, n'allaient pas au ski, et ne partais pas en Club M**.  Maintenant, avec le recul, je suis contente de ce bon sens de mes parents.Je vais partir à la découverte de ton blog.  Je l'ai déjà rapidement survolé...On partage pas mal de centres d'intérêt communs, j'ai l'impression. Au plaisir donc de continuer ce partage!Den
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